Nuit debout : La minute non-nécessaire de Jean-François Copé

Non mais ils font un concours ou quoi ?

Citons Jean-François parler de Nuit Debout, tellement il est grotesque. François (Fillon) est battu à plates coutures.

C’est le syndrome Cendrillon peut-être, je ne sais pas ce qu’il faut dire mais, c’est tellement pathétique de voir cela. De voir cette situation dans laquelle nous sommes, en état d’urgence aujourd’hui…

  • Mais les revendications, vous les entendez ?

Mais les revendications de qui, d’une poignée de personnes, sans doute très respectables mais tellement déconnectées de la réalité, vous savez, c’est très frappant de voir que l’actualité du week-end – je mets de côté l’horreur terroriste – l’actualité du week-end c’était quoi, d’un côté les indignés là, qui dorment… qui font le siège de la place de la république, et qui nous décrivent avec des yeux émerveillés un monde nouveau qui commence, alors que pour beaucoup d’entre eux je les sens surtout avoir besoin d’un accompagnement pour vraiment comprendre que la solution c’est de trouver un travail, une formation, et de l’autre Emmanuel Macron. J’ai envie de vous dire les deux infinis, qui quelque part résument assez bien la caricature qu’est devenue ce gouvernement. Et tellement loin de la réalité du terrain… De ce que l’on peut voir à Meaux, par example, quand on est dans la grande banlieue parisienne, mais aussi quand on tourne dans toute la france, ce que je fais en tant que candidat à l’élection pour la primaire pour la présidentielle, et où je vois des gens qui, lorsqu’ils parlent de ces manifestants, ne se sentent pas du tout solidaires, mais plutot choqués, y compris d’ailleurs qu’en état d’urgence, l’Etat soit aussi ridiculisé par l’occupation de cette place.

  • Mais ce n’est pas parce que l’on est en état d’urgence que la démocratie n’a pas lieu d’être…

Ce n’est pas ça, la démocratie, la démocratie c’est le vote […] Mais ce qui m’inquiète, c’est qu’on donne tant d’importance médiatique à un mouvement qui est certes respectable, mais qui n’est pas la voix du pays… La voix du pays, c’est simplement l’attente d’une chose, que je répète matin, midi et soir, l’attente des français c’est que notre pays soit commandé – Jean-François Copé, une anthologie

On en est à un tel stade du grotesque que je pense qu’il est inutile de commenter. Juste quatre remarques :

1/ Entendre un homme d’appareil, avocat d’affaires et petite main d’un parti politique depuis plus de vingt ans expliquer à des gens qui manifestent dans la rue qu’ils ne représentent rien parce qu’ils sont déconnectés de la réalité du pays, c’est absolument hilarant.

2/ Pour Jean-François, comme pour François avant lui, le principe de l’état d’urgence semble interdire tout rassemblement et toute manifestation. Dormez braves gens, les hommes politiques veillent sur vous.

3/ L’homme qui est rencontré par Jean-François (et qui lui dirait ne pas être d’accord avec Nuit Debout) est considéré par lui comme plus représentatif que l’homme qui fait la Nuit Debout. Jean-François s’octroie donc un pouvoir de transsubstantiation, capable de rendre l’être représentatif par sa présence (sans doute due à sa nature incontestablement demi-divine)

4/ Pour Jean-François, la démocratie se résume à choisir qui sera son maître au sein de la caste, avant de se rendormir.

Tout est dit.

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